Cahier

4/11/2025
Colloque, Transfert Culturel

Ce matin dans le train, je ne sais pas ce qu’on va pouvoir y dire. On pourrait parler de tous ces petits morceaux que je récupère, que je rapièce, que je raccommode pour construire les versions francophones, mes versions francophones, des fables Celestiniennes qui m’accompagnent dans les train et dans ma tête depuis 15 ans. On pourrait parler de la construction et de la reconstruction des histoires. de la transmission par l’oral plutôt que par l’écrit. du texte mort et du texte vivant. de l’imprimé papier et du dit devant des gens. de l’accent italien en français qui parfois se mêle au wallon, des sonorités des langues italiennes et françaises, de l’adaptation de leur indispensable musicalité. où tailler, où taper, où huiler. de la vie surprenante d’une histoire orale, de l’hégémonie du texte, de sa sacralisation parfois, ou au contraire de l’utilisation des mots comme matériau à construire des images, à produire de l’imagination par l’oralité. des mécaniques du récit (l’horlogerie), de la langue si particulière, si riche, si belle des immigrés italiens qui parle un français Sarde teinté de wallon. de ce que ça raconte comme histoire du corps, comme histoire sociale. parler du corps et du geste de la prostituée roumaine de Laika (Mama Roma), de l’accent liégeois de la vieille, de la langue vulgaire de Pasolini, de son potentiel de résistance sur les scènes dorées des théâtres où s’impose la langue tirée sur quatre épingles. De la musique des Pouilles, des périphéries de nos villes, de leurs différences ici ou là, de leurs ressemblances surtout. des pauvres qui sont les mêmes partout. De la lutte des classes, point commun de nos récits, fer de lance de notre culture occidentale

Performance dialoguée – David Murgia

entretien avec Elise Deschambre sur son approche théâtrale des transferts culturels

05.11.2025, 10h, PBA Charleroi

Les Archives et Musée de la Littérature, en collaboration avec l’Université de Liège, organisent un colloque international consacré à la question des transferts culturels dans la littérature francophone de Belgique.

Née dans les années 1980, cette notion met en lumière la manière dont les cultures s’approprient et transforment des textes, des formes, des valeurs et des comportements venus d’ailleurs. Dans un pays marqué par le multilinguisme, le cosmopolitisme et une histoire riche d’influences extérieures, la Belgique francophone constitue un terrain privilégié pour explorer ces dynamiques.

Programme

Le colloque se déclinera autour de quatre axes principaux :

  • Traduction : patrimoine et moteur de circulation littéraire.
  • Interculturel : échanges, co-constructions et circulations entre aires culturelles.
  • Intertextualité et intermédialité : constellation des influences et dialogues interdisciplinaires.
  • Réception et médiation : acteurs, institutions et processus qui façonnent la visibilité internationale des auteurs.

👉 Le programme complet est consultable ici :  https://archives.amlcfwb.be/ressources/public/ML/15575/ML%2015575.pdf